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  • Victimes, criminels & médias (en rédaction)

    Essais - Psychologie - Toutes les catégories -

    Des situations parfois tordues aux airs de paradoxes guidées par la TV, l’Etat et le peuple.

    Les victimes de l’Etat

    L’agneau fédéral

    L’état généralement aime les victimes. Dans une démocratie secrètement totalitaire, elle prévaudra une victime bien blanche et avec une malchance incroyable.

    Elle mettra les victimes en avant, dénonçant les moyens faible de l’Etat pour cadrer ce qui les a vulnérabilisées. Plus elles pourront dénuder un agneau, mieux ce sera.

    L’agneau des crocos

    L’état aime les victimes. Il lui en faut. De plus en plus de victimes. C’est grâce aux victimes que l’Etat peut brider la liberté du peuple. Qu’il peut trouver des arguments pour retirer de la liberté. Qu’il peut se plaindre des tords infligés par les criminels avec une nouvelle ingéniosité.

    Le journal berger

    Les journaux écoeureront avec l’injustice. Ils la placeront en premier plan pour sensibiliser le peuple au devoir de la justice.

    Ils ouvriront ensuite la voie des rameaux aux politiciens qui n’ont plus qu’à dresser leurs rapports, faire voter les lois et resserer l’étau sur les basses classes sociales. Le rôle de les journaux est d’écoeurer, faire des gros plans sur l’injustice.

    Il faut se dire que dans le Nord de la Belgique, les néerlandophones s’amusent à augmenter le taux de contenu judiciaire pour rappeler l’importance des forces de l’ordre et rappeler la méfiance envers les étrangers. Ils sont porteurs de troubles, d’une mauvaise intégration et par conséquent, de criminalité.

    La plateforme ayant pu constater des dossiers qui ont été portés publiquement, il est une nette différence entre les écrits journalistiques et la réalité. Ceux-ci ne s’empêchent pas de dramatiser, exagérer, déformer sans aucune preuve, juste pour rajouter des faits juridiques et renforcer le pouvoir de la justice et faire évoluer la xénophobie. Des articles viendront étayer ce sujet.

    Des victimes, ce sont de bons influenceurs pour renforcer le pouvoir de l’Etat.

    Les politiques étrangleurs

    Viennent ensuite les politiques plaidant pour renforcer le pouvoir de la justice et sa surveillance. Sur Internet, sur la surveillance, sur le contrôle des gens, sur leur fichage,…

    Les criminels du Peuple

    Les criminels hollywoodiens

    A contrario, le peuple raffole des criminels. Ce sont eux que l’on retient le plus. Ils sont en quelque sorte adulés. Paradoxal non? As-t’on peur des criminels? Ils nous amusent. On en fait des séries. Ils inspirent la justice. Ils font palpiter les gens. Ils inspirent d’autres criminels. Ils ont droit à leur série télévisée dédicacée.

    Narcos, Griselda, Ted Bundy, Jeffrey Dahmer, John Wayne Gacy, Richard Ramirez, …

    Dans un contexte moins élogieux on a « Don’t f*uck with cats »,…

    Dahmer a même eu son nom dans la chanson « Dark Horse de Katy Perry ». Personne ne s’insurge contre cette utilisation? C’est de vulgarisation de la symbolique inspirée de faits réels? C’est une forme d’hommage à ses « oeuvres ».

    Psychologie : Les gens aiment les criminels car ils se sont élevés au-dessus de la société, au-dessus des lois, certains pour leur ingéniosité. Pour l’anticonformisme dont ils font preuve. Pour leur délire psychologique. Pour leur anti-héroïsme.

    Ce qui est dingue, c’est de se dire que ça ne descend pas. La passion publique ne déchante pas.

    Quand on y réfléchit, si vous n’êtes pas professionnel du secteur, il y a tout de même quelque chose de tordu à aimer un esprit démoniaque… :

    Le nombre de série sur les criminels a énormément augmenté. Netflix y voit un filon juteux. Un succès qui a tendance a agacer les familles des victimes. Devant le succès de la série de Dahmer sur Netflix, quelques familles se sont levées pour protester contre la surpopularisation de la série.

    Certaines productions essayent de ré-équilibrer la balance avec des « séries-fictions » présentant un peu plus les victimes sous un autre angle, mais ça ne paraît prendre autant de succès.

    Peut-on en dire autant des victimes? Non. Y’a-t’il des séries sur les victimes? Sur l’effroi dont elles ont été victimes? Les victimes n’intéressent pas le peuple. Elles sont généralement condamnées à l’oubli.

    Combien pourraient citer le nom de famille d’une seule famille victime d’un criminel notoire?

    Vous passez le test à Question pour un Champion, plus de 90% de gens échouent.

    Triste constat. Mais réel.

    Psychologiquement : personnellement et plus loin, je pense que le peuple a un dégoût inconscient contre les victimes. Un dégoût contre la faiblesse qu’elle peut représenter. Beaucoup de gens endurent leur faiblesse, qu’ils aiment leur vie ou pas. Les victimes représentent une faiblesse qu’il faut respecter, encadrer, soutenir, crédibiliser et « conforter ».

    Un autre cas sordide?

    Le cas Zola

    Un autre paradoxe, c’est quand les victimes se retrouvent exposées publiquement et le coupable protégé. Voyez l’affaire du rapeur Zola.

    Zola a perdu récemment sa maman qui s’est fait prendre en vélo par une voiture. C’était un homme de 75 ans dont les journaux restent flous sur la situation et sur le passé du casier judiciaire. Il a écopé d’une peine de prison de 1 an avec sursis et d’une amende de 35 000€. A savoir que pour le rapeur, ça ne représente financièrement pas grand chose.

    Ce qui est troublant, c’est que le nom de la défunte maman est écrit un peu partout. Et que lorsqu’on tape son nom dans la barre de recherche, on trouve le faire-part de décès, ainsi que toute la famille du rapeur. Et probablement qu’en cherchant plus loin, on peut trouver encore plus d’informations. Est-ce de la négligence en période de traumatisme? Ou est-ce volontaire?

    La vie intime du rapeur est aussi ainsi beaucoup exposée, sa vie privée est exposée dans tout les sens. Il se retrouve dépourvu de son nom d’artiste et exposé dans tout les sens.

    Vous aurez beau chercher de toutes vos forces sur le coupable, vous ne trouverez rien. Absolument rien. C’est un septuagénaire qui aurait pleuré devant la justice.

    Et l’empathie nationale?

    A part pour la seconde guerre mondiale, les attentats du 11 Septembre et quelques autres exemples, il y en a peu. Parfois, il arrive que le peuple s’élance dans des mouvements de solidarité. Mais ils s’éteignent… rapidement. Un feu de paille… Est-ce parce que le peuple n’aime pas être empathique, ou est-ce parce qu’il aime les dramas avec une forme de sadisme? Est-ce qu’une partie du peuple, endurant sa propre vie se régale avec sadisme de voir pire chez les autres? Le peuple est peu empathique.

    Vers-ou allons-nous?

    Dans la logique des choses, l’état n’est-il pas sensé aimer les criminels, les comprendre, les comprendre tellement qu’il sache les recadrer correctement?

    Les frasques de la justice et d’un recadrement maladroit des criminels n’est-il pas à l’origine de cette balance mal réglée?

    Dans cette balance mal équilibrée, somme-nous en train de développer une société axée vers le sadisme?Nous dirigeons-nous vraiment vers les fictions de « Battle Royale »?

    Liens :

    https://www.clubic.com/actualite-522039-proces-magali-berdah-28-condamnes-dans-une-affaire-de-cyberharcelement-sans-precedent-en-france.html

    https://www.lavenir.net/actu/conso/multimedia/2022/10/04/netflix-dans-lombre-de-dahmer-les-10-meilleures-series-sur-les-tueurs-en-serie-HQ4UI477RRBCND5YQA5VXW2GWY/

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