Depuis le 3 Mai 2024, les femmes de joie en Belgique seront les premières dans le monde à être encadrée pour leur métier. En Belgique, elles pourront se joindre à un employeur, payer des cotisations et bénéficier d’une protection sociale. Une retraite, des congés, etc…
Faut dire que leur persévérance a du payer.
« Sex work is work », c’est ce que apparemment scandaient les gens en France pour dépénaliser la prostitution. En Belgique, celle-ci a été dépénalisée en 2022, mais c’est en 2024 qu’elles pourront signer un contrat de travail comme toute autre personne.
La faute au capitalisme à exploiter les 1001 ingénieries et potentiel de l’humain?
Ouvertures de restaurants, personnel polyvalent à gogo, diplômes plus autant efficaces, télé-travail, OnlyFans et son succès… Le travailleur a tellement évolué ces dernières années que ça à forcé le gouvernement à reconsidérer les travailleuses du sexe.
Et puis c’est dire les drames que l’état devait finalement encadrer quand celles-ci devenaient problématiques. Le CPAS devait probablement récupérées ces femmes dans des situations problématiques et leur offrir une aide de dernier choix. C’est quand même l’Etat qui paye les pots cassés finalement.? Autant encadrer!
Les gens en ont bien plus besoin qu’on ne le pense. Et oui, et c’est malheureusement un grand tabou des nos démocraties capitalistes. Les gens ont besoin de pouvoir aller se soulager de manière indépendante et en toute discrétion. Besoins spéciaux, abstinence dans leur couple, recherche d’intimité pour ceux qui ne peuvent pas en avoir, recherche de relation sans lendemain, curiosité, problème de confiance, peu d’opportunités sociales, gens en voyages et sans le temps de construire, les raisons sont multiples pour craquer pour ce genre de services.
Un autre grand tabou mondial est l’utilisation excessive de Pornhub par nos pays. Trop de jeunes y découvrent leur sexualité via la pornographie qui y est offerte gratuitement.
Quoi qu’il en soit, la Belgique a abandonné le combat et a cédé face à la persévérance des femmes de joie et le besoin de leur encadrement.
Non. Ils ont aussi leurs quartiers chauds. Sauf que leur réglementation impose que leur visibilité soit moindre. Dans des ruelles annexes, dans des quartiers discrets et non juxtaposée aux quais de la Gare du Nord, centre névralgique et accueil multiculturel de la faune sauvage de Bruxelles.
https://www.utsopi.be/our-work/decriminalisation/cadre-du-travail